Centraliser l'inspection sur le plus ancien site chimique du monde

Pascal Hirtz Responsable Inspection-Intégrité Mécanique

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Équipements de protection

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Équipements sous pression

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Nombre d’équipements gérés 2864

Principal atout d’Ealico Centralisation

Le contexte

L'usine Tronox de Thann est un site à part. Fondée en 1808 pour produire des colorants destinés à l'industrie textile alsacienne, elle est aujourd'hui considérée comme le plus ancien site chimique encore en activité au monde. En 1922, elle est devenue la première usine au monde à produire du dioxyde de titane (TiO2). Depuis, le site fait partie du groupe Tronox, deuxième producteur mondial de TiO2, et son périmètre s'est recentré sur ses savoir-faire historiques.

Implanté dans la vallée de la Thur, le complexe couvre 15 hectares. Le site compte aujourd'hui 250 salariés, et partage sa plateforme avec PPC, une autre entité d'environ 250 personnes, qui n'a longtemps formé qu'une seule et même entreprise avec Tronox.

Pascal Hirtz est Responsable du service inspection. Avec deux techniciens, il veille à l'intégrité des équipements et s'assure que chacun est contrôlé dans les délais réglementaires. Son périmètre couvre notamment les cuves et tuyauteries soumises à pression, le levage et la manutention, et l'électricité. Certains contrôles sont réalisés en interne, d'autres confiés à des organismes spécialisés comme Socotec ou Apave.

Avant EALICO : des données éparpillées, un pilotage compliqué

Pour les équipements sous pression, Pascal disposait d'un logiciel métier dédié, capable de gérer plans d'inspection et études de criticité. Mais dès qu'on sortait de ce périmètre, levage, électricité, portes, ascenseurs, chaque service se débrouillait avec ses propres fichiers Excel, sans vue d'ensemble commune.

Quand Pascal devait présenter l'avancement de la conformité à sa direction, il fallait aller collecter des données éparpillées, faire des extractions, consolider le tout dans un tableau de bord. Un travail fastidieux, répété régulièrement.

« Je devais faire un point à ma direction sur l'avancement de la conformité, et j'étais contraint d'aller chercher des données éparpillées un peu partout, parfois suivies par d'autres services qui géraient ça à leur manière dans des fichiers auxquels j'avais accès. Mais il fallait fouiller, il fallait creuser. »

Le temps se perdait aussi dans la saisie des résultats de contrôle : extraction Excel des rapports, regroupement manuel dans un tableau, suivi des observations. Un processus peu automatisé, peu fiable, et chronophage pour l'ensemble du service.

Le choix d'EALICO

C'est Vincent Dietrich, directeur commercial d’EALICO, qui est venu présenter la solution à Pascal. Pascal, voyant clairement ce que l'outil pouvait apporter, a réussi à convaincre la direction de débloquer le budget nécessaire.

« Pourquoi EALICO ? C'est pour centraliser toutes ces activités d'inspection et de contrôle périodique sur un seul outil accessible par tous, pour pouvoir savoir en un seul clic où on en est de la conformité dans l'ensemble des domaines, ou dans un domaine plus précis si on veut creuser. »

La décision a été définitivement validée lors d'une présentation à la direction. Au lieu de sortir le tableau Excel habituel, Pascal a affiché les tableaux de bord d'EALICO.

« Ça a fait un effet waouh et ça a franchement impressionné les membres du CoDir. Tous ont été convaincus de l'intérêt de la solution, et m’ont demandé : mais que peut-on rajouter d'autre dans EALICO ? »

La mise en oeuvre : deux mois pour poser les bases

Le déploiement a démarré fin 2024 pour une mise en service effective en mars 2025. Il a fallu extraire les données existantes du logiciel métier pour les domaines du levage et des équipements mécaniques, et repartir des rapports précédents pour les domaines comme l'électricité, où rien n'était structuré.

EALICO a ensuite construit la base de données à partir de ces éléments : familles d'équipements, fiches individuelles, et première échéance de contrôle alimentée par les rapports 2024. L'ensemble a pris environ deux mois, préparation comprise.

« J'ai communiqué les rapports 2024 pour servir de point de départ pour la création des équipements et la première échéance de contrôle. Ça s'est fait sur quelques semaines, avec une mise en service réelle en mars 2025. »

Les résultats

Un gain de temps réel, au-delà du seul service inspection

Pascal estime le gain à une dizaine de jours par an pour lui seul. Mais il souligne que ce calcul ne reflète pas toute la réalité : « Il n'y a pas que moi qui gagne du temps. Il y a aussi des personnes dans mon service qui devaient faire des saisies, des mises à jour. Cela va au-delà de mon seul cas. »

Le gain de temps provient de deux sources distinctes : la collecte de données pour les tableaux de bord, qui est désormais quasi instantanée, et la saisie des résultats de contrôle, prise en charge par l'intelligence artificielle d'EALICO.

Des sous-traitants qui saisissent directement dans l'outil

L'un des bénéfices les plus concrets concerne les entreprises extérieures intervenant en permanence sur le site. Les prestataires chargés de la maintenance électrique, par exemple, ont désormais accès à EALICO : ils consultent les observations directement, changent leur statut, ajoutent un commentaire ou une photo pour documenter ce qui a été fait. C'est eux qui mettent à jour le système.

« C'est eux qui font ce travail-là maintenant. Un autre gain de temps. »

Une meilleure anticipation des échéances

Avant, il fallait avoir en tête les dates de passage des organismes de contrôle. Désormais, les alertes permettent d'anticiper bien en amont. Le résultat est visible sur le respect des délais.

« Avant, la planification était fastidieuse. Il fallait filtrer des fichiers Excel pour connaitre les échéances, et faire venir l'organisme à temps. Maintenant, l'anticipation est beaucoup plus facile et peut se faire plus en amont.»

Une visibilité directe pour la direction

La direction peut désormais accéder elle-même à l'état de la conformité, sans passer par Pascal. Chaque service peut consulter les informations qui le concernent directement. La transparence est totale, et les reportings se préparent en quelques clics.

Un outil qui écoute et s'adapte

Pascal a demandé à pouvoir personnaliser l'affichage, ajouter des colonnes avec des informations précises absentes de la version de base. La fonctionnalité a été développée et mise à disposition.

« C'est ce qui est bien aussi. On est écouté dans ses suggestions. Certaines vont être mises en place, ou ont été mises en place. Ça, c'est appréciable. »

Une prise en main sans friction

EALICO s'est révélé intuitif pour l'ensemble des utilisateurs. Un collègue de Pascal ayant rejoint l'inspection depuis la maintenance, peu à l'aise avec les outils informatiques, s'y est mis sans difficulté. Les utilisateurs des autres services ont eux aussi adopté l'outil facilement. Pascal, référent EALICO sur le site, a reçu très peu de demandes d'aide.

La réactivité du support a également été saluée : les questions posées à l'équipe EALICO reçoivent une réponse rapide, et quand une résolution prend plus de temps, le retour est systématique.

Les prochaines étapes

L'ambition de Pascal est claire : faire d'EALICO le point de centralisation de l'ensemble des contrôles du site. Chaque nouveau domaine découvert devient une opportunité d'intégration. Récemment, c'est le responsable électricité qui lui a appris qu'il contrôlait 1 400 éclairages de secours tous les six mois sur un fichier Excel. Ces équipements sont maintenant dans EALICO.

À plus long terme, Pascal espère pouvoir migrer le suivi des équipements sous pression sur EALICO, dès lors que l'outil sera capable de gérer plans d'inspection et études de criticité comme son logiciel actuel. Il formule aussi un souhait précis : pouvoir utiliser EALICO directement sur le terrain, face à un équipement, pour enregistrer une observation ou valider un contrôle en temps réel.

Conclusion

Le site de Tronox à Thann illustre un cas d'usage en pleine expansion. En un an, EALICO est passé d'un outil de suivi des contrôles courants, à un outil fédérateur, qui attire spontanément de nouveaux usages et convainc de nouveaux utilisateurs à mesure que la valeur se voit.

Le bénéfice central est la visibilité : là où Pascal devait fouiller dans des fichiers dispersés pour reconstituer une image de la conformité du site, il dispose aujourd'hui d'une lecture en temps réel, partagée avec sa direction et ses équipes.

« En un seul clic, je sais où on en est de la conformité dans l'ensemble des domaines. »

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