SERAMM : piloter les contrôles réglementaires à l'échelle d'un réseau de 2 000 km

Marc Francillon & Romain De Prato Directeur Prévention Santé et Sécurité - Responsable des contrôles réglementaires et préventeur HSE

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Nombre d’équipements gérés 4278

Principal atout d’Ealico Une équipe à l’écoute

Un périmètre d'une complexité rare

La SERAMM (Service d'Assainissement de Marseille Métropole) est une filiale du groupe SUEZ. Elle assure l'exploitation et la maintenance des réseaux d'assainissement de Marseille et de plusieurs communes voisines, grâce à plusieurs sites : la station de traitement des eaux de Marseille, un ouvrage entièrement souterrain, une usine de traitement des boues dans les Calanques avec production de biométhane, plus de 2 000 km de réseau, 150 postes de relevage et bassins de rétention ainsi que 60 km de ruisseaux.

Cinquante métiers différents cohabitent au sein de la structure, des équipements fixes aux équipements mobiles, des bâtiments administratifs aux postes de relevage disséminés sur tout le territoire. Et derrière chacun de ces équipements, des contrôles réglementaires à planifier, réaliser et suivre.

Romain De Prato est Responsable des contrôles réglementaires et préventeur HSE à la SERAMM. Il a construit ce suivi de l'intérieur, depuis 2006, sur le seul périmètre réseau : environ 150 postes de relevage et bassins de rétention , plusieurs bâtiments, du matériel roulant et des équipements divers. En additionnant les typologies de contrôle et leurs fréquences, cela représente plus de 4000 équipements à contrôler une ou plusieurs fois par an. Pour les mener ces contrôles, il s'appuie sur un collègue dont la mission principale est d'accompagner les organismes extérieurs sur tous les sites, sur l'ensemble de Marseille et des cinq communes voisines.

Marc Francillon, lui, est arrivé à la SERAMM il y a deux ans, avec derrière lui une expérience dans l'industrie chimique, pétrochimique, puis en micro-électronique. En prenant ses marques, il identifie rapidement que si le suivi sur le réseau est solide, grâce au travail de Romain, il en va différemment sur les deux usines, où personne n'est vraiment dédié à ce sujet.

Avant EALICO : un manque de visibilité

Marc Francillon formule le problème simplement : il y avait sur un périmètre un suivi très rigoureux, et sur d'autres, des informations éparpillées sans qu'aucune vision d'ensemble ne soit possible. Sa priorité est donc de trouver un outil capable de tout centraliser, sans supprimer les pratiques qui fonctionnaient déjà.

Du côté de Romain, la réalité opérationnelle donne le vertige. Son suivi reposait sur des fichiers Excel, un par grande thématique de contrôle. Pour l'électrique seul, cela représentait 190 rapports de contrôle par an. Chaque rapport était lu, analysé, synthétisé ligne à ligne, puis resaisi dans le fichier. Les Q18, les rapports de vérification électrique, peuvent faire plusieurs dizaines de pages. Avec le temps, il avait appris à trouver les informations rapidement, mais le travail restait considérable.

« Les BAES, par exemple, on en a 250 à 300, sur une fréquence semestrielle. C'est plus de 500 entrées à modifier à chaque cycle, les dates, les observations, parce que des BAES qui étaient bons à un contrôle ne le seront plus forcément au suivant. »

Et au bout de ce travail de saisie, la levée des observations restait un angle mort. Romain renvoyait ses synthèses aux trente activités concernées, mais sans forcément savoir si ses retours étaient pris en compte.

EALICO : un outil déjà benchmarké

Le choix d'EALICO ne s'est pas fait par tâtonnement. Lors de son précédent poste, Marc Francillon avait déjà recherché une solution capable d'unifier le suivi des contrôles réglementaires dans une organisation de grande taille. L'entreprise avait benchmarké le marché, et EALICO était ressorti comme la solution la plus adaptée.

« Quand je suis arrivé chez SERAMM et que j'ai vu comment cela se passait, j'ai décidé de faire vite car je connaissais déjà le marché. Nous sommes allés sur EALICO. »

L'objectif de Marc était précis : homogénéiser les pratiques sur tout le périmètre de la SERAMM, centraliser les documents réglementaires et permettre à tous les acteurs de travailler sur un même outil, des planificateurs de contrôles jusqu'aux personnes qui lèvent les observations.

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Un déploiement structuré, avec le support des équipes EALICO

Le déploiement a duré environ un an. Dans un premier temps, les équipes d'EALICO ont procédé à l'import massif des données fournies par la SERAMM, pour que personne ne reparte de zéro, et surtout pour ne pas perdre le travail que Romain avait construit sur vingt ans. Deux formations sur site ont ensuite été organisées : une première à la prise en main de l'outil, une seconde sept à huit mois plus tard, pour ancrer les pratiques et répondre aux questions nées de l'utilisation réelle.

Côté organisation, trois administrateurs ont été désignés, chacun responsable d'un secteur géographique, pour accompagner les opérateurs de son périmètre. La transition s'est faite progressivement, pour permettre à chaque équipe de prendre ses marques sans brusquer ses habitudes de travail.

Romain souligne particulièrement la qualité du support d'EALICO. Quentin, son interlocuteur habituel, est disponible rapidement, que ce soit via la plateforme ou directement, et répond aux questions concrètes au fil de l'utilisation.

« On n'est jamais livré à soi-même. Et ça, c'est un point positif pour moi. »

Marc Francillon ajoute que les équipes les plus rigoureuses dans leur ancien système ont d'abord été les plus exigeantes vis-à-vis du nouvel outil, avant d'en devenir les utilisateurs les plus convaincus. La rigueur qu'elles avaient construite s'est simplement transférée.

Les résultats

Pour Marc, le premier bénéfice de l’intégration d’EALICO est d’avoir une vision unifiée de la conformité. Sur l'ensemble du périmètre de la SERAMM, tous les planificateurs travaillent désormais sur le même outil, avec les mêmes repères. Ce qui lui permet, depuis son poste de direction, de voir en temps réel où en est chaque secteur.

La SERAMM a aussi gagné en exhaustivité en construisant sa base : des équipements sous pression, du matériel mobile, des échelles qui n'étaient pas encore intégrés à un suivi formalisé l'ont été au fil du déploiement. Aujourd'hui, toutes les échelles sont référencées. Si l'une ne revient pas au contrôle, elle ressort automatiquement comme non conforme. Si elle est déclassée et réapparaît sur un chantier, son historique est traçable.

La centralisation documentaire simplifie aussi les audits. La SERAMM a présenté la solution lors d'un audit de certification récent. Avoir une base structurée, accessible et à jour change la posture face à un auditeur.

Pour Romain, le changement le plus concret concerne l'analyse des rapports. L'intelligence artificielle embarquée dans EALICO lit les documents et en extrait les informations essentielles. Pour quelqu'un qui passait jusqu'ici des heures à lire, synthétiser et ressaisir chaque rapport, c'est le bénéfice le plus immédiat.

« Maintenant que ça fait plus d'un an qu'on travaille sur EALICO, si je rentre mes rapports et que les sites ont déjà été identifiés, je n'aurais plus rien d'autre à faire qu'à valider. Je fais une validation multiple et mes rapports sont tous intégrés. À titre personnel, moi qui ai passé énormément de temps dans l'export de données, l'analyse et la retranscription, je trouve que cet outil est incroyable sur ce point-là. »

Il y a une nuance honnête dans ce constat. Romain le dit lui-même : cette lecture régulière des rapports, rapport après rapport, nourrissait sa veille réglementaire et son expertise. L'IA fait désormais ce travail à sa place. Il y gagne du temps, du temps qu'il consacre à sa nouvelle mission de préventeur réseau et ateliers.

Enfin, en termes de pilotage, les indicateurs disponibles dans EALICO permettent de suivre thématique par thématique l'avancement : taux de contrôles planifiés réalisés, levée des observations, gestion documentaire. La veille réglementaire embarquée recale automatiquement les dates si les fréquences de contrôle évoluent dans la réglementation.

Une solution qui vit au fil du temps

Marc Francillon est direct sur ce point : comme tous les outils, il est important de maximiser l’usage pour en tirer les pleins bénéfices. Le suivi réglementaire demande un suivi régulier et rigoureux pour être en conformité. Il est également indispensable d’importer les derniers rapports de contrôles des organismes afin de disposer d’une solution à jour en temps réel. Certains y consacrent une demi-journée par semaine, d'autres une heure par jour. Chaque équipe s'organise à sa manière, l'essentiel étant de maintenir la base vivante.

Romain confirme la même logique : plus on renseigne l'outil, plus il devient fluide. Le temps de saisie initial ne doit pas être sous-estimé, mais une fois la base construite proprement, les bénéfices s'accumulent naturellement. Il voit déjà les effets sur ses contrôles électriques semestriels : 90 % des rapports sont désormais traités sans manipulation supplémentaire.

Pour les nouveaux sites, qui arrivent chaque année par rétrocession de la métropole, la démarche reste la même : aller sur place, cartographier les équipements, identifier les typologies de contrôle, puis les intégrer dans EALICO avant même que les premiers contrôles ne soient réalisés.

Aujourd'hui, tous les planificateurs utilisent la solution. L'étape suivante est d'intégrer les personnes qui lèvent les observations sur le terrain : trente activités différentes, cinquante métiers. C'est Romain qui coordonne ce travail d'accompagnement, activité par activité, pour que chaque manager puisse accéder à la plateforme, lever ses réserves et suivre l'avancement dans le même outil.

La SERAMM suit aussi avec intérêt le développement de la fonctionnalité QR code chez EALICO : un code flashé sur un équipement qui donnerait en temps réel la liste des contrôles et leur validité, directement connecté à la base. Un gain de temps concret pour les équipes terrain, qui se retrouvent parfois devant des étiquettes de contrôle inaccessibles ou illisibles.

« On se sent plus sereins sur l'exhaustivité de nos équipements, plus sereins sur la visibilité qu'on a, de où on en est. C'est un investissement sûr. » - Marc Francillon, Directeur Prévention Santé et Sécurité, SERAMM

« Plus on va travailler l'outil, plus on va le renseigner, et plus on gagnera du temps. C'est un outil qui sur deux, trois ans va rouler tout seul. » - Romain De Prato, Responsable des contrôles réglementaires et préventeur HSE, SERAMM

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