ESP munis d'un isolant : évolution du guide sur la dérogation du principe de mise à nu
Par Smail Mayouf
Le 30/03/2026
Par Smail Mayouf
Le 30/03/2026
La décision BSERR n° 2026-001 du 3 mars 2026, publiée le 20 mars 2026, approuve le guide intitulé « Inspections réglementaires des équipements sous pression revêtus intérieurement et/ou extérieurement ou munis d’un garnissage intérieur » (version du 21/01/2026).
Cette révision introduit deux évolutions majeures : l’intégration des tuyauteries et la mise en place de plans de contrôle types.
Le présent guide a pour objet d’introduire une dérogation au principe de « mise à nu » requis dans le cadre des inspections et requalifications périodiques prévues par l’arrêté du 20 novembre 2017 relatif au suivi en service des équipements sous pression (ESP) et des récipients à pression simples.
Il s’applique aux équipements sous pression calorifugés, équipés de dispositifs d’isolation thermique ou phonique, qu’ils soient constitués de revêtements ou de garnissages, démontables ou non.
Sont exclus du champ d’application du présent guide :
Cette révision 5 vise principalement à uniformiser les pratiques des différents exploitants concernés par ce type d’ESP.
Les tuyauteries sont désormais incluses dans le périmètre du guide, avec la mise en place d’un plan de contrôle spécifique qui leur est dédié.
Auparavant, elles étaient exclues du champ d’application.
Des trames standardisées ont été définies pour les principaux équipements sous pression (ESP), précisant notamment :
Ces nouvelles trames sont disponibles en annexe du guide révision 5.
Auparavant, aucune précision standardisée n’était fournie,
Certains contrôles introduisent une attente renforcée et encadrée :
Précédemment, ces essais relevaient de l’appréciation de l’organisme habilité.
Auparavant, ces exigences s’appliquaient au-delà de la 3ᵉ requalification périodique.
En cas de retard dans la requalification périodique (d’un an ou deux ans par exemple), l’exploitant ne peut pas bénéficier de ces dispositions dérogatoires et reste soumis au principe de mise à nu.
La définition de l’équipement témoin est précisée avec l’ajout de deux critères :
Par ailleurs, la notion de récipient témoin devient caduque dès lors qu’une dégradation est constatée à la fois sur ce récipient et sur un autre récipient du même lot. Dans ce cas, l’ensemble des récipients concernés doit faire l’objet des inspections et requalifications périodiques prévues.
Certaines zones peuvent être soustraites du plan de contrôle dans les cas suivants :
Ces exclusions sont possibles uniquement sous réserve de justification auprès de l’organisme habilité.
À titre d’exemple, certains guides professionnels permettent de démontrer que, dans certaines plages de température, le risque de corrosion est inexistant.
Il convient d’établir ou de réviser les plans de contrôle en s’appuyant sur les modèles génériques de cette nouvelle version du guide, au plus tard lors de la prochaine opération de contrôle et dans un délai maximal d’un an suivant son approbation (décision BSERR 03/03/2026).
Les exploitants peuvent adapter ces plans en fonction des caractéristiques spécifiques de leurs équipements, à condition de respecter les exigences minimales définies par le guide.
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